Voila un autre cliché assez amusant, qui concerne 90 % des films du genre animaux tueurs et autres « creature features », la fameuse vue subjective (vue à la première personne) du point de vu de l’animal. Le procédé est relativement fréquent dans le cinéma d’horreur et de science-fiction, qu’il soit utilisé du côté de la victime ou du tueur, et permet s’il est bien utilisé de renforcer l’impact ou l’ambiance de la séquence, plongeant ainsi le spectateur au cœur de l’action. Nombreux sont les réalisateurs qui ont utilisés ce procédé de manière saisissante, de Carpenter à Romero en passant par Argento ou Fincher, pour ne citer qu’un nombre infime de noms.
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| Dans la peau d’un serpent, Cult of the Cobra (1955) |
Pas folle la guêpe, Swarmed (2005) |
Mais, dans les productions d’agressions animales, la vision subjective vire souvent au ridicule. Si les nombreuses scènes durant lesquelles l’on voit par les yeux de la victime les terribles mâchoires de l’animal croqueur se refermer sur nous demeurent généralement assez efficaces, les assauts des animaux tueurs ou leurs balades diverses dans le lieu envahi sont fréquemment amusants ou ridicules.
Qu’il s’agisse d’une abeille cherchant à planter son dard, d’un chien sautant sauvagement sur un pauvre bougre, d’un minou démoniaque observant sa future proie ou d’un requin s’abattant sur son goûter, l’air affolé de la victime hurlant tout en se protégeant de ses avant-bras fait plus sourire qu’autre chose.
Que la caméra se faufile dans les herbes hautes, virevolte dans les airs où se fraie un passage entre les courants marins, l’image est généralement affublée d’un filtre de couleur du plus bel effet. Ce dernier correspond d’ailleurs souvent à la couleur de l’animal. Une abeille voit jaune, un requin de jolies couleurs bleues-grises, etc. D’autres filtres sont utilisés, pour les insectes ou espèces possédants de nombreux yeux comme les arachnides, démultipliant ainsi l’image dans n fenêtres. Le combo couleur – multiples vues est plus rare, mais autrement plus risible. Il peut également s’agir d’un masque posé sur l’objectif, représentant les contours des yeux ou du masque du monstre dont il est question dans le film.
Les quelques captures ci-dessous sont un très maigre échantillon de ce que l’on peut trouver dans ces films.
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| Par les yeux d’une femme-abeille, Invasion of the Bee Girls (1973) |
Point de vue du monstre ridicule de The Horror of Party Beach (1964) |
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| Le Sasquatch qui ne voit pas grand chose, The Untold (2002) |
Les filtres de Wolfen (1981) |
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| Un primate passe à l’attaque, Blood Monkey (2007) |
Panthère bondissante, Night Creature (1977) |
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| Une tarentule attaque, Kingdom of the Spiders (1977) |
Assaut du point de vue d’un criquet, Locusts: The 8th Plague (2005) |
Carcharoth, le 10/02/2008
février 10, 2008 | Filed Under
Divertissement |
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